Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 14:42

Old-Silver-Key---Tales-of-wandering.jpg

 

Le 27 septembre prochain sortira chez Season of Mist "Tales of Wandering", premier E.P. des Old Silvey Key. Né de la réunion de quatre membres de Drudkh et de la française Neige du groupe Alcest au chant, le groupe propose sur ce premier maxi sept titres : "What Once Was And Will Never Happen Again", "November Nights Insomnia", "Cold Spring", "Nineteen Winters Far Away From Home", "Star Catcher", "Burnt Letters" et "About Which An Old House Dreams". A ce jour, pas la moindre note de "Tales of wandering" n'a fuité sur la toile mais je ne manquerai pas de vous donner un petit aperçu musical en temps et en heure.

  1.  
Par Louis Elegy - Publié dans : Actualité musicale - Communauté : webzine musical - Voir les 0 commentaires
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 14:31

Ghost-Brigade---Until-Fear-no-longer-defines-us.jpg

 

Troisième album des finlandais de Ghost Brigade, "Until fear no longer defines us" sortira le 19 août prochain chez Sesaon of Mist. A cette occasion, la formation à cinq têtes a mis le paquet pour séduire ses fans avec plusieurs éditions au programme : digipack, double vinyl ainsi qu'une version deluxe réunissant l'album en digipack, un t-shirt et un tas de goodies (badges, bracelets, ...). En attendant la sortie effective de l'objet, je vous propose de cliquer sur la pochette afin de découvrir "Clawmaster", premier extrait de cette nouvelle galette.

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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 08:11

Luke-Temple---Don-t-act-like-you-don-t-care.jpg

 

Avant de devenir le chanteur de Here We Go Magic, Luke Temple oeuvrait seul et a déjà à son actif deux albums : "Hold a Match for a gasoline World" et "Snowbeast" sortis respectivement en 2005 et 2007. Malgré le succès des deux albums d'Here We Go Magic dont le dernier est sorti l'année dernière, le chanteur continue en parallèle sa carrière solo et sortira son troisème opus "Don't act like you don't care" le 28 août prochain. Un petit clic sur la pochette et vous pourrez découvrir "More than muscle", premier clip extrait de l'album.

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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 07:57

EDM

EDM---Night-people.jpg

 

Onze ans après leur premier album, les américains d'EMD (Early Day Miners) seront de retour dans les bacs le 22 août 2011 avec "Night People". Plus éclectique, ce nouvel album s'éloigne de la folk et de l'américana au profit d'une pop mélodique et plus accessible. Si vous ne connaissez pas le groupe, un simple clic sur la pochette et vous pourrez entendre "So slowly", extrait de leur précédent album "The Treatment".

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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 14:26

Lisez cet article sur Le Monde de Louis Elegy

 

Monster---Edition-deluxe-Tome-1.jpgSynopsis :

 

1986. Kenzo Tenma est un brillant neurochirurgien d'origine japonaise pratiquant son art à l'hôpital Eisler de Düsseldorf, en Allemagne. Tenma est comblé, il vient de sauver la vie d'un chanteur d'opéra célèbre... Promis à la belle Eva Heineman, la fille du directeur de l'hôpital, son avenir est tout tracé. Tout lui sourit... Jusqu'à la nuit où arrivent deux enfants, Anna et Johann Liebert, dont les parents ont été découverts sauvagement assassinés. En choisissant de sauver le petit garçon plutôt que le maire de la ville, le docteur perdra tout... Amour, gloire et honneur laisseront place à la solitude... Surtout qu'autour des deux enfants, les morts se multiplient. Tenma n'aurait-il pas sauvé un MONSTRE?

 

Mon avis :

 

Il y a quelques années, un journaliste dont j'ai oublié le nom écrivait dans un magazine que je ne mentionnerai pas affirmait qu'il fallait se dépêcher de se procurer l'intégrale de la série "Monster" de Naoki Urasawa car, malgré sa grande qualité, elle était vouée à disparaître progressivement des rayons des libraires. Nous sommes en 2011 et "Monster" est toujours édité et a même les honneurs d'une édition deluxe depuis 2010, celle-là même dont j'ai le premier tome entre les mains. "Monster" est un thriller qui se déroule en Allemagne et a comme principal protagoniste un médecin japonais venu en Europe pour faire carrière dans la chirurgie. Dans le premier des deux tomes que compte cette "Edition deluxe", Urasawa prend le temps d'installer ses personnages et s'attarde longuement sur le passé du Docteur Kenzo Tenma, sur les raisons de son arrivée à Düsseldorf et sur sa carrière qui s'annonce prestigieuse. Sans tomber dans la caricature, le mangaka nous propose comme figure de proue un personnage pur, animé d'une déontologie et d'un altruisime qui vont paradoxalement le rendre indirectement responsable de la vague de meurtres orchestrée par Monster. Ce premier tome est également pour Naoki Urasawa un bon prétexte pour dresser le portrait d'un milieu hospitalier amoral, peu soucieux de ses patients et qui sembler n'accorder de l'importance qu'à son image et au pouvoir qu'elle peut lui procurer. Dans le second tome en revanche, "Monster" glisse totalement dans le thriller et distille un suspens perpétuel qui fait grandement avancer l'intrigue, nous renseignant largement sur ce qui s'est passé après l'évasion de Johann Liebert au travers de détails d'importance sur la complexité de sa personnalité. La première confrontation entre Monster et le Docteur Kenzo Tenma arrive finalement assez tôt dans l'histoire et sème encore un peu plus le trouble sur les plans du tueur et sur ses marges de manoeuvre. De nombreux personnages viennent graviter autour d'eux à commencer par Nina, la soeur de Monster que Tenma parvient à sauver in-extremis mais de manière générale, chacun des protagonistes semble avoir quelques cadavres dans le placard à commencer par le Commissaire Runge du BKA, Eva, la fille de l'ancien président avec qui le docteur entretenait une relation ou même le Docteur Becker qui semble pourtant être de son côté. Je terminerai cet article en vous parlant de cette version deluxe qui se présente avec une nouvelle jaquette sobre mais élégante, quelques pages en couleurs ainsi que quelques cases revues et corrigées par Naoki Urasawa lui-même. Si vous n'avez pas encore lu "Monster" ou si, comme moi, vous n'avez lu que quelques tomes, cette "Edition deluxe" est faite pour vous tant son format plus large confère un confort de lecture accru, le tout pour un prix équivalent à celui que vous mettriez pour obtenir les deux premiers tomes en édition simple. Bonne lecture à tous et si vous hésitez encore, ne vous éloignez pas trop d'ici car je vais vous parler des autres tomes dans très peu de temps.

 

 

Dessin : Naoki Urasawa
Scénario : Naoki Urasawa

Editeur : Kana

Collection : Big Kana

Parution : Novembre 2010


© DR

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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 09:01

Gamines.jpgSynopsis :

 

J'aime pas qu'on me plaigne. Je préfère rigoler. Devant les mines compatissantes, je réponds depuis trente ans : "Je n'ai pas de père, mais je m'en fiche, c'est comme ça. J'ai une photo." J'ai aussi deux soeurs, et une mère italienne... mais attention... interdit de parler de "lui" devant "elle"... Ça déclencherait une éruption volcanique. Car le volcan, il paraît, n'est pas encore éteint. Je crois que c'est un peu à cause de ma figure. La même que lui. Quand ils me voient rigoler, dans la famille, ils disent : "C'est son portrait craché." Et ma mère est à la fois triste et fière. Elle est fière parce que je suis blonde comme lui, alors qu'ils sont tous bruns. Mais moi je préférerais être comme eux. C'est pour ça, que je fais des conneries comme les mecs, pour leur ressembler, pour être plus italienne qu'eux. Des conneries d'artiste, comme dit mon parrain. Je suis sa préférée. Et lui aussi, c'est mon préféré. Mais j'aimerais bien le voir en vrai, le type de la photo, un jour, quand même. Seulement il paraît qu'il est dangereux. Qu'il est fou...

 

Mon avis :

 

Réalisé par Eleonore Faucher, "Gamines" est l'adaptation cinématographique du roman du même nom écrit par Sylvie Testud. Largement autobiographique même si cette dernière ne le reconnait pas complètement, ce troisième livre de l'actrice raconte l'enfance d'une petite fille blonde, d'un vilain petit canard qui va s'épanouir et devenir une grande actrice grâce au sacrifice de sa mère qui va savoir combattre les préjugés sur les femmes célibataires et sur les immigrés italiens à une époque où les idées reçues avaient la belle vie. Si Sylvie Testud joue bien entendu le rôle de Sybille adulte, la réalisatrice a jeté son dévolu sur un trio de jeunes actrices pétillantes et bluffantes de justesse : Zoé Duthion (Sybille), Louise Herrero (Corinne) et Roxane Monnier (Georgette). L'autre grande réussite du casting est d'avoir distingué les trois soeurs par des mimiques, des caractères et des apparences vestimentaires spécifiques à chacune que l'on prend un malin à retrouver dans le jeu des actrices qui les jouent adultes. Tour à tour drôle, mélancolique ou plus dramatique lorsque la figure du père vient contrebalancer l'équilibre familial, "Gamines" séduit véritablement lorsqu'il évoque la famille, étouffante, omni-présente mais ô combien indispensable lorsqu'il s'agit de se serrer les coudes et de continuer à vivre malgré la difficulté d'être une mère seule pour le personnage joué par Amira Casar et de grandir sans rien connaître de leur père pour ce qui est des trois filles. Le film nous rappelle également qu'il n'y a pas si longtemps que cela l'image des immigrés italiens n'étaient pas beaucoup plus glorieuses que celles que l'on nous donne des immigrés africains aujourd'hui, l'image galvaudée et raciste de l'italien voleur ayant d'ailleurs encore cours dans l'esprit de quelques vieux aigris. L'histoire est particulièrement touchante, la personnalité de Sybille qu'Eleonore Faucher nous dépeint confirme pleinement la part autobiographique du roman tant cette jeune fille impertinente ne peut devenir qu'une Sylvie Testud, cette actrice généreuse à la gouaille bien sentie qui nous a offert de jolis moments de cinéma depuis ses débuts au milieu des 1990's. A vrai dire, je ne vois qu'un seul reproche à faire à ce film et encore, il est anecdotique. Lors des scènes où Sybille est adulte, le vieillissement de son entourage familial est peu crédible tant Amira Casar même avec des traits plus vieux ne parvient pas, physiquement, à nous convaincre qu'elle est la mère de Sylvie Testud, idem pour Jean-Pierre Martins qui joue l'oncle Salvatore mais vue la qualité de sa prestation, on ne lui en tiendra absolument pas rigueur. Au-delà de l'image forte de la femme, de celle rassurante de la famille italienne, "Gamines" est avant tout un film sur l'enfance, sur les souvenirs, bons ou mauvais, qui marquent notre vie et nous forment à la vie d'adulte, un sujet universel dont le traitement procure ici un plaisir au spectateur qu'il ne goûte pas si souvent dans le cinéma français. Une chose est sûre, après avoir vu "Gamines", il y a de fortes chances que vous courriez acheter le livre dont il s'inspire, histoire de retrouver l'ambiance qu'il distille ou simplement de découvrir la plume de Sylvie Testud dont le dernier livre, "Chevalier de l'ordre du mérite, est sorti cette année. Pour visionner la bande-annonce, cliquer simplement sur l'affiche.

 

 

Réalisation : Eleonore Faucher

Avec : Sylvie Testud (Sybille adulte), Zoé Duthion (Sybille enfant), Louise Herrero (Corinne enfant), Laurence Cordier (Corinne adulte), Roxane Monnier (Georgette enfant), Elise Otzenberger (Georgette adulte), Amira Casar (Anna Di Baggio), Jean-Pierre Martins (Salvatore), Marc Barbé (Antoine Mercier)

Sortie : 16 décembre 2009

Genre : Comédie dramatique

 

 

© DR

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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 06:43

Francis-Scott-Fitzgerald---L-etrange-histoire-de-Benjamin-.jpg

Synopsis :

 

Jamais Roger Button n'aurait pensé que la seule évocation de son nom puisse, un jour, faire trembler d'effroi un hôpital voire une ville tout entière... Et pourtant... En ce matin de septembre 1860, M. Button n'en croit pas ses yeux. En pleine maternité, se dresse dans le berceau de son nouveau-né tant attendu, un homme de 70 ans à la barbe vénérable ! Et il s'agit bien de son fils ! Après cette entrée en fanfare dans la vie, Benjamin Button ne pouvait mener une existence comme les autres : né vieillard, il va vieillir jeune, à rebours des autres, de la nature, des ans. Il va voir ses parents se voûter, s'éteindre, sa jeune femme s'empâter et décliner tandis qu'il va retrouver peu à peu santé, vigueur, s'illustrer brillamment à la guerre, courir les fêtes et les mondanités... Au bout du voyage ? Une histoire étrange, extraordinaire et... le néant.

 

Mon avis :

 

Dans ce court ouvrage, les éditions Pocket ont réuni deux nouvelles de Francis Scott Fitzgerald, deux histoires très différentes mais avec un potentiel cinématographique inéluctable même si seul "L'étrange histoire de Benjamin Button" a eu les honneurs d'une adaptation pour le grand écran réalisée par David Fincher. Dans cette première nouvelle, l'auteur américain s'empare d'un genre littéraire différent de celui auquel il nous a habitué et propose une histoire fantastique qui emprunte largement aux contes philosophiques du XVIIIème. Celle-ci évoque l'impossibilité pour Benjamin Button, né vieillard et condamné à vivre sa vie à rebours, de s'intégrer dans la société qui le pousse à découvrir son enfance en compagnie de son grand-père, sa vie d'adulte en compagnie de son père et sa vie de vieillard en compagnie de son fils qui le rejette. Le parcours semé d'embûches de Benjamin Button sert de prétexte à l'auteur pour dresser un portrait de l'Amérique de l'époque et de ses habitants, qu'ils soient étudiants, puissants financiers ou militaires, autant de fonctions que le personnage principal, en  Candide moderne, devra découvrir dans une succession de vies auquelle il sera confronté, passant au fur et à mesure de son rajeunissement irrémédiable de directeur de quincaillerie à militaire en passant par les différents stades de l'éducation mais dans un ordre antichronologique : étudiant, lycéen puis simple écolier. Rien de surprenant face à un tel sujet qui touche à l'universel, malgré sa connotation fantastique, qu'un cinéaste de talent comme David Fincher se soit emparé de cette histoire qui, au passage, a sûrement été étayée et quelque peu modifiée. "Un diamant gros comme le ritz" n'a quant à lui jamais été adaptée au cinéma mais mériterait pourtant cet honneur. Si au premier abord, on se dit que Fitzgerald va nous parler d'un de ces sujets de prédilection - la richesse qui apporte une aisance de vie mais ne rend pas heureux - le lecteur est vite détrompé lorsque l'histoire quitte le sentier rationnel pour emmener son personnage principal dans une société utopique, donnant à cette nouvelle un genre littéraire plus proche du roman d'anticipation. L'attirance pour l'argent va en effet attirer un jeune étudiant, John T. Unger, dans une demeure en apparence paradisiaque et coulée dans le luxe qui cache cependant bien des secrets. Si, de par son format nouvelle, la résolution de l'histoire arrive bien trop tôt, le schéma est quant à lui élaboré comme il se doit et montre, ce que la réalité a démontré plus d'une fois : les sociétés utopiques finissent toujours par déboucher sur une violence accrue et des dérives comportementales loin de toute conscience morale. Dans ce château géré par ceux qu'on nous présente comme des descendants de George Washington, l'abolition n'a pas été proclamée et les serviteurs noirs demeurent des esclaves, on invite de jeunes gens pour distraire les enfants mais on refuse qu'ils repartent et surtout on empêche quiconque de dévoiler l'existence de ce "Diamant gros comme le ritz" au reste du monde, n'hésitant pas emprisonner quelques curieux aventureux et à descendre des avions égarés. Après avoir lu "L'étrange histoire de Benjamin Button", l'envie de voir le film est bien entendu très forte mais au final, j'ai largement préféré cette seconde nouvelle dont la richesse de l'histoire et la référence évidente au roi Midas - la famille étant condamnée à vivre seule à cause de cette abondance de diamants qui la dévore - m'ont largement séduit et donné envie de continuer à découvrir cet auteur. Pour ceux qui souhaitent poursuivre l'expérience, sachez que "L'étrange histoire de Benjamin Button" tout comme "Un diamant gros comme le ritz" sont extraites du recueil de nouvelles "Les enfants du jazz" paru chez Gallimard.

 

 

Edition : Pocket

Parution : 8 janvier 2009

 

© DR

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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 09:14

Soul-Kitchen.jpgSynopsis :

 

Zinos, jeune restaurateur à Hambourg, traverse une mauvaise passe. Sa copine Nadine est partie s'installer à Shanghai, les clients de son restaurant, le Soul Kitchen, boudent la cuisine gastronomique de son nouveau chef, un talentueux caractériel, et il a des problèmes de dos! Zinos décide de rejoindre Nadine en Chine, et confie son restaurant à son frère Illias, fraîchement sorti de prison. Ces deux décisions se révèlent désastreuses: Illias perd le restaurant au jeu contre un promoteur immobilier véreux, et Nadine a quelqu'un d'autre dans sa vie! Mais les deux frères ont peut-être encore une chance de sauver le Soul Kitchen, s'ils parviennent à s'entendre et à travailler en équipe.

 

Mon avis :

 

Considéré par son réalisateur comme une respiration dans sa trilogie "Amour, mort diable" - commencé avec "Head-on" et poursuivi avec "De l'autre côté" -, "Soul Kitchen" est une comédie qui s'inspire de la vie de son acteur principal, Adam Bousdoukos, qui tenait un restaurant dans le même esprit que le Soul Kitchen qui donne son nom au film. Auréolé du Prix Spécial du Jury à la Mostra de Venise en 2009, ce long-métrage repose sur une recette bien connue : une intrigue passe-partout prétexte à une galerie de personnages hauts en couleurs. "Soul kitchen" dresse un portrait fidèle de la jeunesse allemande, celle qui se réapproprie le patrimoine industriel abandonné en lui donnant une seconde vie - bars thématiques, de restaurants abordables, discothèques originales - et qu'incarnent Zinos et son entourage. Simpliste en apparence, ce film ayant comme thème la gastronomie s'épluche comme un oignon, chaque couche correspondant à une sous-intrigue : la relation impossible entre Zinos et Nadine, celle balbutiante et compliquée entre Lucia et Illias, les difficultés de Zinos pour maintenir à flot le Soul Kitchen ou les aspirations artistiques des employés du restaurant, impliqués dans cette aventure culinaire improbable mais qui rêvent de musique (Lutz) ou de peinture (Lucia). Brinquebalante et composée de bras-cassés, cette bande là vit ses propres aventures, en décalage parfois avec la société mais donne lieu à des scènes d'anthologie comme la soirée d'inauguration du restaurant ou celle où Zinos confie les clefs à son frère. Une légèreté souffle d'un bout à l'autre de ce film qui a les qualités de ses défauts, des personnages attachants mais un scénario un peu trop light pour véritablement captiver le spectateur. Vu le buzz qui entourait la sortie de ce film, je m'attendais à quelque chose de beaucoup mieux ficelé et si j'en garde un souvenir sympathique, "Soul kitchen" pêche par sa volonté de laisser vivre ses personnages sans jamais leur indiquer la voie qu'ils doivent prendre. Aucun d'entre eux ne franchit véritablement le pas de la maturité et ne souhaite prendre en main sa destinée : Zinos hésite en permanence entre le restaurant et son désir de rejoindre Nadine en Chine, Lutz et Lucia s'accrochent au restaurant au lieu de sa vautrer allègrement dans leur art et Illias ne parvient pas à sortir du carcan de la délinquance et replonge dans le jeu dès qu'on le met au pied du mur. Si je me base sur le prix glané à Venise, je suis peut-être passé à côté d'une partie du film alors si vous souhaitez, à votre tour, donner votre avis, lâchez vos commentaires. Si voulez voir voir la bande-annonce de "Soul kitchen", cliquez sur l'affiche du film.

 

 

Réalisation : Fatih Akin

Avec : Adam Bousdoukos (Zinos), Moritz Bleibtreu (Illias), Briol Ünel (Shayn), Pheline Roggan (Nadine), Anna Bederke (Lucia), Lucas Gregorowicz (Lutz)

Sortie : 17 mars 2010

Genre : Comédie dramatique

 

© DR

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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 07:42

"Le temps écoulé de trente-cinq à soixante-cinq défile dans l'esprit passif comme un manège confus et incompréhensible. Un manège de chevaux boiteux, essouflés, il est vrai, peints d'abord de teintes pastel, puis de gris ternes et de bruns, mais qui déroute, provoque un vertige intolérable, comme jamais ne le firent les manèges de l'enfance et de l'adolescence, ni sûrement les montagnes russes au cours défini, dynamique, de la jeunesse."


 

Extrait de "La sorcière rousse"

Par Louis Elegy - Publié dans : Citations, Extraits choisis - Communauté : cinéma et littérature - Voir les 0 commentaires
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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 07:31

Collection-of-colonies-of-bees---Giving.jpg

 

Après avoir collaboré au sein de Volcano Choir en compagnie de Justin Vernon de Bon Iver, Collection of Colonies of Bees est de retour aux affaires avec "Giving", son troisième album. L'objet devrait être disponible à partir du 22 août chez Secretly Canadian et navigue toujours dans des eaux post-rock, du côté de Mogwai ou d'Explosions in the sky. En cliquant sur la pochette, vous pourrez entendre le titre "Lawn" capté live à Tokyo en novembre 2010 lors du Shibuya O-West.

Par Louis Elegy - Publié dans : Actualité musicale - Communauté : webzine musical - Voir les 0 commentaires
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