Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 19:26

Je suis le vampire des temps modernes

Je prends, je donne et je vous perds

Ma vie pourtant n’est jamais terne

Car comme vous mon esprit s’est ouvert


J’aime vous donner une mort lente

Lorsque vos yeux une dernière fois tremble

Et que votre corps en moi flambe

Du désir de mort qui me hante


J’ai connu des siècles bien agités

Ma présence souvent dérangeait

Des rumeurs sur mon compte effrayantes

C’était juste la Mort qui vous hante


Mon aspect vous met tout de suite sur la vie

Votre visage alors assombri d’effroi

Je vous emporte dans la pénombre

Plus jamais vous ne quitterez l’ombre


Je suis le vampire des temps modernes

Je prends, je donne et je vous perds

Ma vie pourtant n’est jamais terne

Car comme vous mon esprit s’est ouvert

 

© DR

 

 

Par Louis Elegy - Publié dans : Poèmes, chansons - Communauté : vos poèmes - Voir les 0 commentaires
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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 19:17

Etrange pays qui m’a tant fait rêver, voilà maintenant que je t’habite. Périodiquement il est vrai mais pourtant ce rêve de t’appartenir pour toujours ne cesse de me hanter. Plus je l’explore et plus j’admire ton incompréhension, ton insularité souvent mal perçues par mes contemporains. Ilot infranchissable, de gauche pour ton fonctionnement et pourtant si droit lorsqu’il retourne de ton enfant. Cet enfant si turbulent qu’il pense dominer le monde. Beaucoup sont dupes et se laisse berner par ses attraits. Un songe, deux songes exaucés et soudain le mythe est né. Ton passé si présent, teinté du rouge sanglant du massacre, celui que tu as perpétué et continue de perpétuer, dissimulé par divers subterfuges qui leurrent de plus en plus rarement tes opposants en nombre croissant. Propagande et déformation sont ton pain quotidien et tes armes pour diffuser ton inusable image. V comme Victoire ! V comme violence, une violence que légitime l’oncle Sam, père de nos pères et symbole d’anciennes colonies aujourd’hui colons. Seul salut l’abnégation, le rejet des valeurs que tu prodigues : la liberté à tout prix et tout ce qui en découle. Ce qui en découle ? La généralisation de la loi du Talion dans ton grand et beau pays. L’armée du livre rouge n’est plus tout comme celle de l’étoile rouge mais étaient-elles vraiment une alternative à ta lobotomisation lente et douloureuse ?

© DR

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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 19:14
lesblaireaux

Depuis que ces lillois ont émergé sur la scène indé, je ne compte plus les éloges que l'on m'a faites sur leurs prestations scéniques. Pourtant si leur petit dernier, "Parades Prénuptiales", ne m'a pas totalement convaincu, c'est avec une pointe de curiosité que j'étais là vendredi dernier pour ce concert gratuit organisé par la mairie d'Isbergues. Je pénètre dans la salle comme un cheveu dans la soupe, découvrant des rangés de chaises (sacrilège !!!) et un public hétéroclite réparti comme suit : les ados dansent devant la scène et les plus âgés apprécient le spectacle (confortablement ?) assis. Arrivé en retard, j'ai loupé les premiers titres et mon premier contact visuel avec le groupe me décontenance un peu. Celui-ci en plein délire fait rire son assistance, visiblement ravi d'avoir boudé l'équipe de France (le résultat du match prouvera qu'ils avaient raison d'ailleurs). La raison de cette montée de plaisir, je vais rapidement la comprendre. Elle est toute simple, ces gaillards sont taillés pour la scène ! Le côté barde, narrateur de l'album prend une dimension théâtrale sur scène tant les Blaireaux jouent à fond le côté mise en scène et l'intéraction avec un public enthousiaste qui en fin de concert ira même jusqu'à lever en l'air ses "antennes cosmiques" sous les ordres d'un batteur (faussement) énervé de ne pas avoir été présenté à la foule par ses camardes de jeu. La prestration est très distrayante avec rappel à la clef et un petit passage par "l'auberge du chat qui pète". On pourrait trouver certains titres un peu trop ancrés dans la chanson mais bon, au final, le groupe réussit son pari : nous divertir !

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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 19:11

pollux from rio

 

Nouvelle victime du 6 QUESTI0NS A : Pollux From Rio qui vient de sortir son premier maxi.

Kronics : Comment s'est déroulé l'enregistrement du maxi, quel a été le rôle de chacun ?

Nous avons enregistré le maxi dans un studio "homemade" par deux amis à nous en banlieue parisienne (Le Studial). Tout s'est donc fait de manière très informelle entre potes, et nous avons bouclé les 4 titres, mixage compris en "seulement" dix jours. L'écriture des morceaux s'est faite de manière très aléatoire... Ainsi, "Hold My Hand (& Dance!)" avait été enregistrée sur multipistes par Quentin il y a un an, et idem pour moi avec "All Scared" et "o", où Richard avec "Monochromatic" qui avait largement commencé sur son sampler. MAIS chaque morceau a été quasi entièrement ré-écrit en répètes, nous n'avons gardé que quelques riffs et idées initiales. En bref, je pense que Pollux From Rio est l'un des rares groupes où tous les membres s'expriment et influencent l'évolution des musiques dans le temps, le batteur ayant autant de poids que le bassiste ou le chanteur.


Kronics : Etant donné la diversité de "Kaleidoscope", on peut dire que ce maxi porte plutôt bien son nom. Quels sont les influences, les groupes qui vous influencent, ceux qui vous divisent ?

Comme le reflète Kaléidoscope, nous avons de nombreuses influences ! Certains groupes nous influencent et nous rassemblent tels que Klaxons, The Rapture, Metronomy, Franz Ferdinand, The Strokes, Bloc Party, etc. Après Quentin (chanteur, bassiste) et moi avons un peu suivi le même chemin : du rock indé de l'époque (Pixies, Nirvana, Red Hot, Nada Surf) au punk/métal puis retour au rock electro ! Aujourd'hui nous sommes à fond sur les nouveaux noms de l'électro actuel : Metronomy, Cut Copy, Digitalism, Crystal Castles, Does It Offend You, Yeah?, Hot Chip, Yuksek, etc. De son côté, Thomas O (batteur) est plus orienté vers le rock au sens général du terme avec des influences plus variées : Arcade Fire, Foals, Interpol, MGMT, Maximo Park, etc. Enfin Richard....eh bien Richard écoute vraiment de tout pour le coup !


Kronics : Comment se passent les concerts, est-ce que vous réécrivez vos chansons dans une approche live ?

Nos chansons ne sont pas écrites particulièrement en pensant au live. Nous écrivons sans vraiment réfléchir à "l'utilisation" des titres, mais nous ne pouvons pas nous empêcher de composer des morceaux pêchus, énergiques... c'est ce qui vient naturellement, donc c'est forcément bien adapté pour le live. Mais bien entendu, nous nous efforçons d'adapter les titres pour la scène en travaillant des transitions, et en privilégiant parfois l'énergie électrique au son rond et propre du maxi.


Kronics : Revenons un peu sur "Kaleidoscope" et tout particulièrement sur "o" qui ne ressemble en rien aux trois autres titres.

Nous voulions éviter de tomber dans le tout electro-rock, et conserver un côté intuitif instrumental... Ce qui explique une ouverture sur un riff de guitare sautant et entraînant et une construction plus classique/rock. Une de nos autres grandes influence est également le groupe canadien Malajube, dont on s'est beaucoup inspiré sur "o" : son guitare vintage mais spontané, voix légèrement saturées, paroles alambiquées, abstraites mais parlantes, etc. Ce titre est simple mais fonctionne finalement très bien en radio (on a pu être diffusé dans la French' du Mouv', Radio Néo, et radios province) et en live ! Enfin, ce titre reflète notre volonté d'intégrer la langue française dans notre univers musical, pour éviter de tomber dans la réplique de groupes anglo-saxons, et profiter de la richesse des sonorités de notre langue.

 


Kronics : A quoi s'attendre dans les années à venir ? Comment envisagez-vous la trajectoire de Pollux From Rio ?

Musicalement, nous-mêmes serions incapables de savoir ce que nous jouerons dans 1 ou 2 ans ! En effet, bien qu'influencés par des styles musicaux simples et définis comme le rock et l'électro, nous tendons au maximum à nous renouveler, et éviter d'être trop prévisibles. Les prochains morceaux pourront être plus electro qui tâche (voir "You are Terrible" en live sur notre myspace), ou morceau groovy electro en français...


Kronics : Pour terminer, quel(s) album(s) conseilleriez-vous à nos lecteurs ?

Late Of The Pier Fantasy Black Channel

© DR


Pour lire l'article sur le site

 

 

 

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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 16:24
meikwei
Kronics : Six Ans fait suite à la parenthèse En Acoustique. Avec le recul, qu'est-ce que ce maxi vous a apporté, est-ce qu'il a rédéfini votre rapport à l'écriture ?


Manus : Le maxi acoustique nous a beaucoup apporté. Un nouveau public pour commencer. La possibilité de faire plus de scènes. Sur un plan musical, tous les titres du maxi existent en version électrique. On a donc voulu les retravailler sous un nouvel angle. Extraire l’idée forte de chaque morceau, surprendre aussi dans la façon de les réarranger, quitte à réécrire des passages. Les arrangements sont beaucoup plus importants et ça nous a permis aussi d’appréhender différemment les nouveaux morceaux électriques. Je ne pense pas que En Acoustique soit une parenthèse mais plutôt une facette.


Kronics : Une attention très particulière a été apportée aux textes et tout particulièrement à "Mes 6 Ans" que je trouve assez troublant. Dans quel contexte ce titre a-t-il été écrit ?

Manus : « Mes 6 ans » est une tranche de vie, un souvenir lointain, enfoui qui a refait surface pendant ce long travail d’écriture qui a duré 2 ans. D’une manière générale, les thèmes abordés sont plus personnels. Un besoin d’exprimer des moments difficiles et de les partager. Une thérapie « à pas cher » comme dirait Ninon.


Kronics : Parlons un peu de vos influences. "Inspiration" a un petit quelque chose des Deftones mais on se doute bien que celles-ci vont bien au-delà de la bande à Chino Moreno.


Ninon : Nos influences sont diverses. Tous les membres du groupe font de la guitare et composent. Chaque membre est pétri de ses propres influences, mais celles-ci ont dans l’ensemble un tronc commun très rock/métal/funk/pop. Chaque musicien a son album de chevet fétiche. Pour faire court cela se présenterait sous 4 formes : un best-of des Beatles (trop de bons albums pour en choisir un), un album des Red Hot, un de Nirvana et un autre de Metallica le tout soupoudré d’influences plus lourdes (Deftones, Korn, SOAD, RATM, Slipknot…)


Manus : J’ajouterai quand même que chacun de nous est assez éclectique, en ce moment, j’écoute de la hard tech et de la variét’, ce qui ne m’empêche pas de composer des morceaux bien punk…


Kronics : Votre premier album "Seul" date de 2005, à quand un deuxième LP ?

Ninon : Nous sommes actuellement en phase de composition. Nous attendons de recueillir une vingtaine de morceaux afin d’y choisir une douzaine que nous considérerons comme les plus aboutis et les plus cohérents pour figurer sur un album. Enfin, ce travail de composition nous laisse le temps de trouver les fonds pour une prochaine galette. Car pour le moment nous restons un groupe autoproduit qui doit se débrouiller par ses propres moyens pour financer ses projets.

Manus : A priori, c’est pas pour tout de suite, On souhaite défendre notre maxi sur scène. Les nouvelles compos viennent petit à petit se greffer ce qui nous permet d’avoir un nouveau ressenti et de réajuster s’il le faut nos nouveaux morceaux.


Kronics : Parlons un peu du live. A quoi s'attendre lors d'un concert de Meikwei ? Est-ce que vous alternez versions acoustiques et versions électriques ?


Ninon : Généralement nous jouons soit en électrique soit en acoustique en fonction du type de concert ou simplement de la salle : pour les petits bars ou les petites salles on optera pour le set acoustique, préférant ainsi instaurer un climat intimiste favorisant l’écoute des textes et des arrangements. Quand l’opportunité de plus grandes salles (avec reprise du son) se présente nous préférons jouer notre set électrique. Ainsi l’énergie scénique et le travail autour du son peuvent être mis en avant.


Kronics : Pour terminer, quel(s) albums conseilleriez-vous à nos lecteurs ?

Ninon : Bah moi j’ai rien de nouveau (mon dernier album acheté c’est Coldplay). Sinon je dirais les grands classiques : Tout Nirvana, tout RATM, Deftones, Korn etc…

Manus : Yep, c’est la nostalgie de mon côté, avec des vieux Radiohead, Silverchair (Neon Ballroom) ou du Limp Bizkit, Family Force 5…

 

© DR

 

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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 12:00
lycosia lycosia Les uniques représentants du glam-goth-deluxe, les nordistes de Lycosia, viennent de nous pondre un album inattendu. Après des débuts très sombres dans le métal proche de Type O Negative, le groupe avait opéré un virage assez surprenant avec "Unisex" et son pop-rock mélodico-planant. Avec ce troisième album sobrement intitulé "Lycosia", le groupe vient bousculer le petit cocon du rock actuel avec un savant mélange de new-wave ("Travelling Through Our Love") ou d'instruments orientaux qui donnent des morceaux parfois étranges ("Scythia", chanté tout en russe). La voix oscille entre James Maynard-Keenan de Tool et Brian Molko avec quelques relents de leur passé métalleux ("Trade In Your Hate", "Altaï"). Avec des "tubes" potentiels ("Glitter 4 Tears", "Velveteen Kiss"), un slogan "Be Prepared 4 The Great Underground War" et un site internet (http://www.lycosia.net) plus qu'original, Lycosia s'affirme comme une étoile montante de l'underground actuel.

Kronic de Geoffrey - publiée le 01/03/2004


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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 11:50
Bonjour à tous et bienvenue sur mon blog !!


Le but de cette espace est de mettre en avant mon goût pour l'écriture que j'ai envie de partager avec le plus grand nombre.

Comme vous allez très vite vous en rendre compte, il y a deux grosses parties dans ce blog :


  • Des articles journalistiques que j'ai réalisé et que je continue de réaliser pour le webzine musical www.kronics.com et ceux que j'ai redigé pour le site de vente de disques en ligne www.alternatifs.fr aujourd'hui disparu.
  • Des écrits personnels : poèmes, chansons, nouvelles et peut-être des scénarios.
  • Des critiques de films et de livres

Je vous invite à me laisser des commentaires, me donner vos impressions, vos critiques et vos coups de gueules.

Avant de vous laisser découvrir mon univers, je tiens à informer les malveillants que les articles musicaux sont la propriété exclusive du webzine Kronics et qu'ils ne peuvent être reproduits sans autorisation de notre part sous peine de poursuite. Même chose pour mes poèmes, mes critiques et à vrai dire tout ce qui sera publié sur le site !

Louis Elegy, votre hôte, vous souhaite une fois de plus la bienvenue !
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